photographie de spectacles vivants, danse, théâtre, art lyrique.

(à partir des textes, Le Messager hessois de Georg Büchner, Le Manifeste du parti communiste de Karl Marx et Friedrich Engels, Le Manifeste de Bertolt Brecht, textes de l’A.G.C.S. et chansons), Lumière, Gérard Bonnaud, Sculptures, Anne Leray, Peintures, Catherine Rankl, Chansons, Michel Musseau, Régie générale, Jean-Pierre Dos, Théâtre National de Chaillot (studio) le 29 septembre 2005.
Avec : François Chattot et Jean-Louis Hourdin
Note d’intention
Le monde est foutu, la vie est intacte. Théâtre et monde : Buchner, Marx, Engels, Brecht Nous nous sommes emparés de leurs textes avec appétit, gourmandise. Et nous y ajoutons des chansons, des sketches, et des bribes de ces accords « iniques » qui vont tuer le monde les années qui viennent : L’A.G.C.S. Pour faire un poème d’aujourd’hui : joyeux et terrible, sous le regard de nos morts et pour que nos enfants puissent dire que nous avons travaillé sérieusement. Le monde change, radicalement ; comme jamais dans l’histoire. Nous le savions, mais nous n’y croyions pas. C’est là. Nous sommes entourés d’assassins. Nous ne pouvons plus continuer le geste théâtral comme nous l’avons fait jusqu’ici. Il nous faut inventer ; et inventer, « c’est penser à côté » (Einstein) « Mais pourquoi avoir peur de l’inconnu puisque c’est nous qui allons le créer » (Laurent) Aucun travailleur quelque soit son métier, ne peut plus ignorer la violence que certains imposent à tous, et de ce fait, il doit changer obligatoirement sa façon de travailler et de vivre. « La salle appelle au secours autant que la scène » ( K.M. Gruber) Il ne nous faut plus seulement une actrice ou un acteur jouant les personnages dans de belles pièces et de belles mises en scène. Il nous faut des femmes et des hommes dressés dans la catastrophe, dignes et porteurs de pensées, porteurs de sensualité de la pensée, dans « l’énergie du sens », en garde rapprochée du poétique et du politique et du partage. Il faut absolument essayer de trouver des pratiques nouvelles, avec la rage et la joie au ventre d’amorcer, peut-être, le chemin de nouvelles fraternités pour tuer le malheur, sans savoir si nous réussirons. Pleurons puisque la catastrophe est en route, mais en travaillant, plutôt que de pleurer après sans avoir rien fait.
Jean-Louis Hourdin / François Chattot
Photos Patrick Berger © 2026
: